8 mars 2009

Je l'ai sur le bout de la langue.

La matière est principalement constituée de vide. Mes souvenir peuvent alors être assimilés à de la matière.
Fâcheuse tendance qu'est d'obscurcir jusqu'aux meilleurs moments de ma brève existence.
Alors je cherche. Je farfouille dans tous les coins et recoins de mon cerveau pour essayer de reconstruire ce puzzle qu'est ma vie. Chaque existence peu être assimilée à un puzzle. La mienne est un puzzle ou le dessin d'ensemble est parfaitement visible. Mais en y regardant de plus près. Il manque pleins de pièces, de détails.
Ces détails m'échappent,filent entre mes doigts. Insaisissables. Comme l'eau.
Alors je cherche. Tout du moins j'essaie.Je tente de m'accrocher à tous les détails. Je feinte de les retrouver. J'imagine que c'était comme ça. Et quand je pense avoir retrouvé la pièce qui me manque. Je me rend compte qu'il en manque une a
utre, là juste a coté, qui ne permet pas de finir cette parenthèse de ma vie. Tout est morcelé. Des bribes de souvenir qui sortent de je ne sais où. Rêve, fiction ou fait bien réelle. J'en viens à douter de mes souvenirs.
Alors je cherche. Je me remémore des faits plus récent. Témoins de ce Moi déjà si différent.
Je cherche. J'insiste. J'insiste sur ces moments, non pas magique mais marquants, que je ne veux laisser tomber dans les méandres de mon cerveau. Je refuse qu'ils deviennent les pièces perdues de mon puzzle.
Alors je cherche. Un odeur. Une sensation. Un frisson. Un goût. Mes lèvres sur les siennes...
Alors je cherche. Je ne veux pas oublier. Je ne veux pas que mes moments inoubliables, Les anciens comme les nouveaux, Se perdent.



Ce processus marque-t-il une peur de regrets, de remords?
Peut-être.
J'espère que non.






Je retrouve de nouvelles sensations. Je prend du plaisir. Mais j'ai peur d'oublier. Ces photos qui défilent sur l'écran, ou celles posées sur mon bureau me terrifient. Plus jamais pareil. Je le répète sans cesse. Je ne veux pas l'oublier. Ce manque n'est plus omniprésent, Dieu merci, mais reste évidement présent. Avide d'apprendre, je veux vivre des choses nouvelles. Mais Lui, tellement de choses partager. Putain de merde c'est injuste. Je tombe dans le piège de cette phrase, cette sensation tellement banale qu'est l'injustice. J'avais encore quelques années de plaisir à partager avec lui, après ces nombreuses passées avec lui. Je ne veux pas oublier. J'en ai peur. Ces photos je les regarde parfois avec un sourire béat, me disant qu'il EST magnifique, que je SUIS belle avec lui, avec cette sensation que ce n'est pas fini. Terrible sensation quand les larmes viennent en me disant ÉTAIT magnifique, ÉTAIS belle. 17ans dans 3 jours. Même pas majeur. Mais putain de merde pourquoi ?! Ces photos me torturent. Je n'arrête pourtant pas de les regarder en boucle, sur PC, sur papier. Je parle de lui plus facilement. Vous devez avoir la sensation que ça va mieux. Je veux que vous ayez cette sensation. Moi je ne l'ai pas. J'ai rêvé de lui à la clinique. Mais putain de merde je veux pas !
A cette idée je m'y ferais jamais.
Je continu à déblatérer de lui sur mon blog. Inutile. Futile. Des pavés qui lui sont dédiés. Inutiles. Futiles. Mais quel exutoire formidable.

Mais putain de merde je m'y ferais jamais.

1 commentaire:

Aurélie a dit…

... J'ai longtemps hésité avant de te laisser un commentaire, car celui ci sera (comme tu le dis) futile, inutile... il ne servira a rien, n'améliorera rien, car il n'y a rien à améliorer (qui puisse l'être du moins)...
Cette période ne marque peut être pas que des remords, ou des regrets... mais aussi de la nostalgie...
Tu continues pourtant, tu veux et cherches à continuer, et tu as raison Lélé! Car même si les sensations ne sont plus les mêmes, même si plus rien n'est comme avant, tu restes cavalière. Tu aimes toujours l'équitation, tu aimes toujours progresser, tu aimes toujours le contact avec les chevaux... Tu restes quand même toi! (avec une partie un peu plus fragilisée cependant).
Tout a changé... et pourtant, j'te considère toujours comme la meilleure (car tu l'es Lélé, comme tu le dis il ne s'agit pas que de chevaux ou que de cavaliers, mais de couples! Il faut être 2 pour être les meilleurs <3), et donc suivant ce raisonnement, tu l'es, tu le restes! :P
... [J'espère au moins t'avoir fait un peu sourire avec mon blabla bizarre mais la aussi sincère... sinon promis dimanche prochain jte raconterais encore plein de conneries pour te faire rire ;)].
Jtd Léa, c'est un plaisir et un délire sympathique ^^ de monter avec toi, bisous <3