23 janv. 2009

06 novembre 2008


Le temps s'en va, le temps s'en va, madame ; Las ! Le temps, non, mais nous nous en allons.
[Pierre de Ronsard]


[Le temps passe irrégulier à souhait, s'écoule lentement au fil des heures, mais les semaines défilent à toutes vitesse. Le temps d'un rien, le temps de rien. Les gens passent, repassent. Les rues sont bondées d'inconnus. Simples passages insignifiants. Une brève apparition dans notre vie. Le temps d'un croisement sur un trottoir étroit ou dans un couloir, le temps d'un voyage en RER, le temps d'une année scolaire, le temps d'une romance, le temps d'une soirée, le temps d'un baiser, le temps d'un sourire ou d'un simple regard, le temps d'un espoir.
Je n'ai plus d'espoirs. Vous êtes tous des inconnus de passage. Et puisque vous n'êtes que de passages, passez donc, et vite, que je ne vous revois plus]


Je n'ai plus la force d'affronter toutes ces déceptions et de remettre les compteurs à zéro à chaque petite étape insignifiante de ma vie.



"Je veux être aussi jolie que la madame". Anecdote adorable. Mais cette petite fille qui ne voit pas cette laideur, cette lâcheté sur mon visage ne sait pas. Pourquoi ne voit-elle pas ce malheur qui est le mien ? Celui de n'être jamais à la place qui convient. Cette petite fille qui ne vois pas tout ce qu'il y a au plus profond de moi, qui ne vois pas que ça déteint sur mon visage et qui dit naïvement : "Je veux être aussi jolie que la madame", cette petite fille comprendra trop vite qu'elle ne veut pas la bonne chose.

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